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Textes des albums de Néry Textes de Néry pour d'autres

(1997) En Bref (1999) La vie c'est de la viande qui pense (2001) Vol libre (2006) Néry Belgistan (Yanzi)



Néry Belgistan (Yanzi)


Après s'être rencontrés durant la tournée des 10 ans de scène des Ogres de Barback, Néry et le Belgistan s'embarquent pour un projet d'album encadré par la belle équipe du "Labo -M-" : Mathieu Chédid et Olivier Lude.

Homme objet


(Néry / Grégoire Tirtiaux / Belgistan)

Tu es né vingt ans après moi
Et j’aurais pu, peut-être un soir,
Te bercer, enfant, dans mes bras
Pour apaiser ta peur du noir

Qu’auras-tu fait de cette enfance
A partager la marmelade
Ou à subir les turbulences
Qui te firent craindre tes camarades ?

As-tu au moins connu l’amour
Quand un désir te faisait fondre,
L’intensité du fil des jours
La pluie glacée au cœur de Londres ?

As-tu connu, plus grand garçon,
Cette fière morsure dont on se pare
Baiser brûlant, premier suçon
Dans une étreinte à Russell Square ?

Auras-tu lu Harry Potter
Ou appris à jouer au cricket
Poser tes yeux sur Westminster
Connu par cœur dix vers d’Hamlet ?

As-tu grandi en porte à faux
Entre deux portes et deux cultures
Quoi donc, ou qui, te fit défaut
Pour conduire à ta démesure ?

Homme objet que l’on manipule
Garçon fragile déboussolé
Ils firent de toi une pendule
Qu’une heure précise a fait voler

Tu es né vingt ans après moi
Je viens d’apprendre que tu es mort
Entraînant tant d’autres avec toi
C’est dégeulasse, tu as eu tort !

A quoi t’auras servi la vie
En lui offrant ta brève enfance
A quoi si ce n’était l’envie
De faire le vide avec violence

Et puis plus rien à part le temps
Qui fait sa ronde et compte les heures
Nous éloignant de cet instant
Que tu as rêvé salvateur

Adieu, c’est fait, t’as disparu !
C’est triste en fait beaucoup sont morts
Big Ben de glace tient la battue
Raisonne la peur et compte les corps

Tu es né vingt ans après moi
Et j’aurais pu, peut-être un soir,
Te bercer, enfant, dans mes bras
Pour t’éviter un désespoir



Petites -M-


(Néry / Manuel Roland / Belgistan)

Quai de gare, hagards
L’instant des départs
A deux doigts de nulle part
Promis : se revoir

Coquines sur le quai
Deux mouches butinent
Et percutent : « OK ! »
« C’est lui j’hallucine ! »

Petites mouches s’affolent
Et l’on reconnu
Pot de colle, décollent
Petites ingénues

Petites mouches raffolent
Et sans retenue
Pot de colle, se collent
Et se livrent nues

Petites Babydolls
De leur M idole
Tubes Limpidol
Fixent leurs émotions

Parfums de l’école
Des amours bricole
Elles l’aiment et le collent
En marge des brouillons

Petites pattes de mouches
S’activent à tout va
Limpides elles font mouche
Et le touchent du doigt

Petites touches habiles
Envoient en textos
Leur joie qu’elles distillent
A d’autres illico
Petites mouches maquillent
Leur cœur bondissant
Déjà leurs yeux brillent
D’un rêve éblouissant

Par un coup du vent
S’éparpillent en l’air
Brin de filles légères
A d’autres tourments

Petites Babydolls
De leur M idole
Tubes Limpidol
Fixent leurs émotions

Parfums de l’école
Des amours bricole
Elles l’aiment et le collent
En marge des brouillons