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Textes des albums de Néry Textes de Néry pour d'autres

(1997) En Bref (1999) La vie c'est de la viande qui pense (2001) Vol libre (2006) Néry Belgistan (Yanzi)



1997 En Bref




Le tout premier CD de 5 titres enregistré à Acousti en 1997 et réalisé par Alain Cluzeau et Néry.
Ces titres seront réenregistrés et apparaitront dans l'album "La Vie c'est de la Viande qui pense"

Chemin d'hiver


(Néry/Denis Lefdup)

Toi, tu étais dans le train,
et moi j’étais dans le mien,
Nous pensions l’un à l’autre.
l’un vers toi, l’autre à moi,
Nous roulions.

Des volutes de brouillard
s’échappaient de l’encensoir
des entrailles de la Terre.
Enveloppant dans le soir
routes grises et champs noirs
de nos chemins d’Hiver.

Un jour avait passé,
Une nuit avait givré,
Le soleil s’est levé,
puis il s’est recouché,
sur nos petites histoires
à droite de l’accoudoir.

Toi tu étais dans mon train,
et moi j’étais dans le tiens,
nous allions de l’un à l’autre,
tu fumais, je rêvais
nous volions.

Les Anges de la nuit
transportaient nos images
nos envies ahuries
comme des rêves volages
de nuage en nuage
en goutelettes de pluie.

Tu remontrais du Sud,
rempli de certitudes
Moi j’arriverai du Nord,
en changeant à Bastille.
On s retrouverai tout con
bout du quai, Gare de Lyon.

Toi, tu es là sur le quai,
et moi je suis là sur le quai.
Entre nous il n’y a qu’des valises
et juste la place pour s’dire : “Bonjour”.



Ronces


(Néry/Polo)



Au jardin si joli Des amours en fleurs
J’ai fais un tour ici Innocent de bonheur
Je me suis pris le coeur aux ronces de ton amour
Bosquet saignant de fruits rouges, éclatants

Ignorant la douleur de caresses en épines
Je plonge plus loin encore pour mieux en profiter
Je tire, je me déchire, ma peau cède en lambeaux
Je tire, j’ai mal, j’ai mal mais c’est si bon
De la bouche et du coeur je dévore de désir
Les baies juteuses en grappes dont je m’ensanglante
Les ronces dont je m’arrache sont au moins mille blessures
Ardentes, qui m’agrippent lorsque je m’en détache

J’arrache encore, j’arrache et mes blessures se creusent
et le mal à présent me fait mal.
Plus de ronces, plus de fruits mais une pelote de fer
où pendent, déchiquetés des morceaux de ma chair

La douleur est en moi, redevient le plaisir
Étrange plaisir, de souffrir, de détruire
La récolte est amère, je m’étire, respire
Et mes liens se desserrent, s’éloignent et disparaissent
Mes plaies se referment, cicatrices charnues
Comme des lèvres recousues interdites à l’amour
Il ne reste que des mots, des mots, des mots
Et je me sens idiot… …Idiot

Au jardin pas joli des amoureux en pleurs
J’ai pansé des blessures qui signeront ma vie.